Communiqué de Presse du 17 06 2009

Les parents d’élèves de Villeurbanne disent OUI AU BIO et même plus !

 

Alors que la ville de Lyon est à 50 % Bio dans ses cantines, la ville de Villeurbanne peine à proposer un repas par mois (soit 6 %, donc en dessous de la circulaire ministérielle du 2 mai 2008 !).

Aussi dans le cadre de la journée  « Oui au Bio dans ma cantine !! » ce 18 juin à 18 h, une délégation de parents d’élèves de Villeurbanne sera reçue par le Maire, pour lui remettre une lettre du WWF (organisation mondiale de protection de l'environnement)  et lui présenter 3 revendications + 1  en ce sens pour Villeurbanne.

 

Quelques jours après le Film HOME, pour les parents cette campagne tombe « à point » puisque prochainement seront rédigés les appels d’offres, pour l’approvisionnement de la nouvelle cantine centrale de Villeurbanne qui ouvrira début 2010.

 

Nous invitons les journalistes à nous accompagner lors de cet entretien, RDV à 17h45, entrée côté Lazare Goujon

 

1 / Se donner un objectif 50 % Bio dès 2010 dans les assiettes de nos bambins !

 

D’abord, respecter la proposition 112 du programme Respirons l’avenir : "Les Légumes et les fruits, issus de l'agriculture biologique, seront aux menus des restaurants scolaires". Ensuite, il n’y a aucune raison pour que Villeurbanne ne fasse pas au moins aussi bien que la Ville de Lyon (50 % Bio). C’est donc un objectif raisonnable. Il existe déjà de nombreuses restaurations scolaires 100 % Bio (Rochefort, Aigues-Mortes, Langouet…) et certains arrondissements Parisiens sont à 65 % !

 

Il est scientifiquement établi que les pesticides altèrent les qualités gustatives[1] et réduisent les effets bénéfiques sur la santé des fruits et légumes (Par exemple : Le Resveratrol[2] : antioxydants, antiagrégant plaquettaire, anti-inflammatoires, vasodilatateur et surtout, inhiberait la prolifération des cellules cancéreuses. Cette molécule présente dans le raisin, les mûres, les myrtilles, la rhubarbe, le cacao, est anéantie par les traitements chimiques.

Les pommes non Bio subissent près de 27 traitements chimiques dont 3 sont soupconnés d’être cancérigènes[3].

 

En Bretagne ou encore dans le Tarn[4], on ne peut plus consommer l’eau du robinet, trop polluée par pesticides et déjections générées par l’agriculture et l’élevage intensif.

 

2/ Favoriser la production locale et bannir les fruits et légumes hors saison, les OGM ainsi que les produits venant de trop loin (sauf les fruits tropicaux dans une proportion raisonnable)

La restauration collective publique représente plus de 10 % du marché de l’alimentation en France ; elle a donc un pouvoir d’entraînement pour favoriser une production locale respectueuse de l’environnement, tout en réduisant la pollution générée par les longs transports. Favoriser une production locale, c’est aussi créer de l’emploi et garantir aux producteurs de vivre dignement de leur travail ! Par exemple, les maraîchers de Vaulx-en-Velin se disent prêts à produire Bio en quantité, à condition d’avoir une garantie de marché !

 

3/ Réduire de 30 % la part de viande dans les menus.

 

L’ONU (FAO) préconise un apport de 140 g de viande par semaine, le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (FMRC) recommande de ne pas dépasser 500 g hebdomadaire pour lutter contre les maladies cardiovasculaires et le cancer, alors qu’il est consommé en moyenne 1.4 Kg par français chaque semaine.

 

Les français mangent trop de viande[5], quelle que soit leur « classe sociale ». De nombreux légumes (haricots, tomates, germes de blés, lentilles, soja, épinards..) ont des apports nutritionnels équivalents voire supérieurs à la viande. Il est donc aisé de réduire la part de la viande dans les menus de nos enfants.

 

C’est une question de solidarité : car le volume de céréales utilisé pour nourrir les animaux d’élevages suffirait à stopper deux fois la faim dans le monde[6] ;

 

C’est une question  de santé publique parce que l’élevage d’animaux est la plus grosse source de pollution de la planète, et parce que la surconsommation de viande est la principale source d’obésité et de maladies cardiovasculaires.

 

C’est une question  de coût  car produire de la bonne viande en respectant les animaux et l’environnement, cela coûte plus cher et qu’il est hors de question pour les parents d’élèves, que le passage à une alimentation saine et éco responsable se traduise par une augmentation du tarif des cantines ! Réduire la part de viande permet de maîtriser les coûts pour la collectivité qui doit trouver dans ses ressources les moyens d’être à la hauteur des enjeux.

 

Point complémentaire et indispensable :

Organiser une réunion plénière de concertation avec les parents d’élèves,

sur les politiques d’approvisionnement de la nouvelle cuisine centrale, et sur l’éducation au goût dans les restaurants scolaires. Cette réunion devra bien évidement avoir lieu avant l’écriture des appels d’offres des marchés  publics d’approvisionnement de cette cuisine centrale.

 

Contact : Dominic Munari : 06 13 50 30 44 - dominic.munari@free.fr



[1] CNRS INIST, Aoude Werner Dalal ; Hasselmann Claude Etude des effets d'un traitement ionisant sur la qualité texturale des fruits

[2] Parmi les nombreuses études :  1992, the French paradox for coronary  Renaud & De Lorgeril  - 2006 Institut National Américain sur le Vieillissement

[3] Sources : US-EPA, CIRC et UE Molécules, Effets sur la santé étude 2000

[4] La dépêche : « Nitrates : l'eau impropre à la consommation dans 19 communes de la vallée de l'Agout »

[5] Le GEMRCN (groupe d'étude des marchés de restauration collective et de nutrition) recommande depuis 2007 de diminuer de 30 % les apports en viande.

[6] Film HOME de Yann Arthus-Bertrand